Patrick Morissette, Enseignant en musique, École secondaire Émilien-Frenette,
Coordonnateur du programme Arts-études en musique, Tuteur du groupe 11H,
Vice-président.
Résumé
Un orchestre ou une harmonie de concert se compose de musiciens qui, chacun à sa façon, complètent l’ensemble et le font fonctionner. L’article ici proposé se veut une réflexion qui part de ce dernier constat pour en tirer des éléments à considérer pour la gestion d’un groupe de musiciens. En établissant des parallèles entre un ensemble musical et la société au sens large, l’auteur tente d’en tirer des conclusions et de proposer des façons de réinvestir ces dernières dans l’enseignement de la pratique musicale en groupe. Mise en garde : certains propos sont des conclusions issues de réflexions et d’expériences personnelles, donc certaines conclusions non référencées n’engagent que l’auteur.
Introduction
Les bienfaits de la musique sont multiples. Les publications d’études reliant la musique à des bénéfices sur plusieurs aspects du développement de la personne se multiplient. Que ce soit l’effet de la pratique musicale sur les zones du cerveau liées à l’anxiété et la dépression (Hudziak, 2014), sur le développement de la flexibilité neuronale, des compétences cognitives (Bailes, 2021), de la mémoire de travail ou de la concentration (Kausel, 2020).
Un des bienfaits qui est plus abstrait est la comparaison entre le rôle de l’élève dans son groupe de musique et celui qu’il aura dans la société. En effet, il est souvent suggéré que jouer de façon régulière dans un groupe de musique permet au jeune de mieux comprendre son rôle dans la société. Bien que cela semble plein de bon sens aux premiers abords, j’ai cru bon pousser la réflexion afin de décider s’il est pertinent de considérer davantage cette perspective dans mon enseignement.
Nous commencerons par explorer l’effet de la musique d’ensemble sur les comportements positifs pour la vie en société. Puis, nous établirons des parallèles entre la société et les ensembles musicaux aux timbres variés en insistant sur ce qui peut être bénéfique pour le renforcement de comportements socialement utiles. Enfin, il sera question de philosophie du leadership et de fonctionnement interne de l’orchestre, toujours en mettant en relation ensembles musicaux et société.
Synchronicité et comportement prosocial
Commençons par tenter de comprendre comment la pratique musicale peut puiser ses bienfaits quant aux comportements sociaux relativement à un avantage évolutif. En effet, au paléolithique, la survie de l’individu dépendait de son appartenance à un groupe (Hare, Woods, 2020). Un être humain avait beaucoup plus de chance de survivre (et donc d’avoir une lignée génétique) s’il était affilié à un groupe et cette affiliation se construisait de diverses façons dans le cerveau.
Une de ces façons semble être la synchronicité. En effet, le fait d’effectuer des gestes de façon synchronisée agit comme agent de détection de qui fait partie du groupe et qui n’en fait pas partie. L’individu analyse les gestes et peut déduire si les humains qui l’entourent font partie de son groupe ou non et, donc, s’ils doivent les protéger ou, du moins, avoir une attitude positive envers eux. Chanter ou jouer de la musique en groupe est donc un indice inconscient pour l’esprit quant à son appartenance à ce groupe.
Ces dernières affirmations ne sont pas sans fondements (Kirschner et Tomasello, 2010). En effet, ces habitudes sont tellement ancrées en nous qu’on les constate dès la petite enfance. Une étude (Cirelli, 2018) a mis en relation le chant en groupe avec les comportements des individus les uns envers les autres et cette étude a eu comme conclusion que les adultes qui bougeaient ou chantaient avec le reste du groupe recevaient plus d’attention positive des enfants.
Ce que l’on en comprend, c’est que les enfants reconnaissaient en ceux qui agissent en synchronicité comme des membres de leur groupe et que, de ce fait, ils ont avantage à les aider puisqu’ils seront enclins à recevoir de l’aide en retour. La synchronicité mettrait ainsi en lumière qui est notre allié et une autre étude va plus loin en concluant que les membres d’un ensemble musical développent plus d’empathie les uns envers les autres (Rabinowitch et al., 2012).
Ce phénomène a été aussi observé avec des enfants plus vieux et même des adultes (Svard, 2019). En effet, des gens faisant partie d’un groupe ayant eu une expérience de musique d’ensemble auraient plus de gestes coopératifs que des gens n’ayant pas eu d’expérience musicale commune. Dans la même étude, on aurait même mesuré un plus grand succès dans la réalisation d’une tâche donnée, explicable par la coopération accrue de ce groupe, elle-même attribuable à l’expérience de musique de groupe.
Perspective sociétale
Jusqu’à preuve du contraire, aucune société ne fonctionne sans règles. L’éthique se construit donc par soi-même, émanant naturellement de la vie en communauté (Massé, 2010). Puisant ses racines dans l’évolutionnisme, l’objectif de ces règles est de maximiser la survie des individus qui forment cette communauté afin qu’ils puissent se reproduire et faire survivre leurs gènes au-delà de la mort au fil des générations. Sans règles de fonctionnement internes, la désorganisation serait une faiblesse à la fois pour le groupe et pour les individus qui dépendent de ce groupe. Conséquemment, ces derniers ont avantage à les suivre et à mettre en place des mécanismes de régulation pour que les membres du groupe soient incités à les suivre (Ali, Pandian, 2010). Ainsi, pour bénéficier des avantages du groupe, les individus doivent se soumettre aux conventions présentes dans ce dernier.
Les règles de musique d’ensemble ont exactement le même rôle. En effet, un musicien seul est plus libre, mais a beaucoup moins de possibilités qu’un musicien faisant partie d’un ensemble. Cependant, lorsque le musicien entre dans le groupe (pour bénéficier des avantages de ce dernier), il doit comprendre les règles de fonctionnement de ce groupe et s’y conformer au risque de s’en faire rejeter. On imagine mal, par exemple, un musicien jouer beaucoup plus fort et deux fois plus vite que tous les autres. Son non-respect des règles nuirait au groupe qui veut atteindre son objectif et il serait rapidement pointé du doigt, voire marginalisé.
L’apprenant en musique peut d’abord faire ce constat concrètement dans son cours de musique d’ensemble et intérioriser le principe d’acceptation des règles établies par un groupe dont on veut faire partie. Ensuite, il va pouvoir le transférer dans les autres processus d’intégration qu’il va vivre tout au long de sa vie. Par exemple, lorsqu’on intègre un nouveau milieu de travail, il est important de se conformer au fonctionnement mis en place pour ne pas nuire à ses collègues et, ainsi, à l’objectif global de l’entreprise pour laquelle on travaille.
Le constat que j’en fais est qu’avec comme base purement égoïste de maximiser son propre bien-être, on finit par faire preuve d’une forme d’altruisme en respectant les autres et leurs attentes. En musique, la perspective égoïste est le plaisir de jouer une pièce de musique d’ensemble, et l’altruisme est le fait d’être à l’écoute des règles de musique d’ensemble.
Plus largement, les musiciens qui font partie d’un groupe sont en complète interdépendance. Non seulement ont-ils un rôle, mais encore ils dépendent des autres membres de l’ensemble. Peu importe la quantité d’efforts que l’on donne individuellement, la pièce dépend des autres pour son bon déroulement.
Chaque concert devient donc un acte de foi. En effet, bien que chacun soit responsable de sa partie, rien ne garantit que les autres musiciens déploieront les efforts nécessaires pour s’acquitter de leurs tâches musicales de la bonne façon au bon moment. Sans en être nécessairement conscients, nous faisons le même acte de foi chaque fois que nous allons en société en prenant pour acquis que les gens suivront les règles et s’acquitteront de leurs tâches assignées pour que tout fonctionne.
Diversité, tolérance et inclusivité
Les ensembles musicaux aux timbres diversifiés sont d’excellents exemples d’un regroupement qui se caractérise par la somme d’individus différents qui, réunis, constituent un tout cohérent. Dans les ensembles aux timbres moins différents, on peut quand même parler de diversité complémentaire si on pense aux voix et leurs fonctions (mélodie, harmonie, basse).
La diversité est au cœur de l’idée d’orchestre. Chaque membre est important et son absence créerait un vide. C’est une chaine aux maillons tous nécessaires bien que différents. Les compositeurs écrivent pour exploiter les timbres et les possibilités techniques de chaque instrument. Pour rendre fidèlement ce que le compositeur avait en tête, la diversité est mobilisée vers la réalisation d’un objectif commun.
Aussi, une forme de diversité non négligeable est celle relative aux capacités et traits de personnalité de chacun. Nos forces et nos défis sont différents pour chaque individu composant le groupe, ce qui nous rend collectivement complémentaires. Selon moi, dans le cours de musique d’ensemble, cette complémentarité est plus concrètement vécue que dans toutes les autres matières scolaires puisque la réussite du groupe dépend de la participation active de chacun.
Dans l’orchestre, la variété des personnalités est aussi bien présente. En effet, il y a des musiciens confortables dans les rôles de solistes ou de leaders de section comme d’autres seront plus à l’aise dans des rôles d’accompagnement. L’orchestre ne fonctionne que si tous ces rôles sont, premièrement, comblés et, de surcroît, assumés adéquatement par les musiciens. Avec seulement des solistes ou seulement des accompagnateurs, les pièces ne seraient pas complètes. En société aussi, il faut que des rôles de leaders et des rôles d’équipiers soient assumés de façon équilibrée pour que tout fonctionne bien. Un respect mutuel est requis et doit se manifester par une reconnaissance de la valeur de chaque individu et une inclusivité généralisée pour embrasser les différences de tous.
Enfin, bien qu’on ait confiance que les gens qui nous entourent feront ce qu’on attend d’eux, il arrive qu’il y ait des erreurs. Ainsi, même si on suppose que les autres musiciens joueront les bonnes notes au bon moment dans la pièce, il arrive que cela ne soit pas le cas. Il faut alors faire preuve de compassion et de tolérance puisqu’une erreur est toujours involontaire. Cette tolérance peut facilement se transférer dans la société au sens plus large ou dans d’autres milieux sociaux plus restreints. Je ne crois pas me tromper en affirmant qu’une personne ayant construit une attitude plus positive face aux erreurs des autres et à ses propres erreurs dans un contexte de musique d’ensemble sera donc plus encline à faire preuve de tolérance et de compassion dans d’autres contextes.
Orientations et leadership
Comme tout groupe d’humains réunis, la personne désignée pour diriger ce groupe doit trouver la manière de le faire qui est la plus efficace selon ses compétences et convictions. Dans un milieu de travail, ce serait le directeur ou le président de la compagnie qui doit travailler à exploiter le plein potentiel de ses ressources humaines pour bien réussir. Dans une société au sens plus large, c’est un rôle souvent assumé par les politiciens. En enseignement, ce sera le style de gestion de classe dont il sera question, surtout en ce qui concerne la recherche d’équilibre entre le plaisir et la rigueur.
Dans l’orchestre, c’est évidemment le chef qui assume ce rôle. Dans l’entreprise privée, le leadership est nommé comme un facteur très important du développement de celle-ci et du potentiel des employés qui y travaillent (Deloitt Consulting LLP, 2014). Il est, selon moi, légitime de supposer que ce sera de même quant au développement du potentiel d’un orchestre et des musiciens qui le composent. Se pencher sur son rôle de leader et sur la manière de le jouer est donc nécessaire. Comme dans la société, je crois que c’est une question d’équilibre.
On peut opter pour un style directif (Blanchard et Hersey, 1969) selon lequel les musiciens comprennent que le chef dirige d’une main de fer et qu’ils doivent l’écouter à tout prix. Dans ce modèle, le chef endosse toutes les responsabilités et les musiciens ne doivent que suivre sans questionner. Si on parle de style de gestion de classe, il s’agit ici d’un chef qui ne laisse absolument rien passer. On reste concentré sur la tâche et rien n’est plus important.
À l’autre extrême, on peut opter pour une approche très décentralisée, dite participative (Blanchard et Hersey, 1969), dans laquelle le chef est un musicien qui fait partie de l’ensemble. Ce type de leader aurait comme mentalité de laisser s’exprimer les musiciens et accepter les interprétations différentes de chacun. Concernant la gestion des comportements, ce type de chef aurait tendance à laisser ceux qui le souhaitent passer des commentaires et considérer les écarts de conduite comme des ajouts au dynamisme du groupe.
Choisir ses interventions en fonction de ces deux pôles est donc un jeu d’équilibrisme constant puisque trop d’un style ou de l’autre peut s’avérer nuisible. En effet, dans le style directif, le musicien peut être rassuré d’être pris en charge, mais peut se sentir désengagé à long terme puisqu’aucune décision ne lui appartient. Pour être motivé, on doit sentir qu’on apporte quelque chose de spécial au groupe et qu’on a la possibilité de contribuer à sa manière au progrès de l’ensemble. De plus, le plaisir est important dans le déroulement des répétitions, aussi, car si à l’exception du fait de jouer de la musique aucune manifestation de plaisir n’est au rendez-vous, la motivation peut en subir les conséquences.
Pour ce qui est de l’approche décentralisée, le plaisir peut être au rendez-vous si l’ambiance est décontractée et que l’humour est utilisé à la fois par le chef et par les musiciens. Dans ce contexte, on peut aussi se sentir important puisque le chef fait confiance aux musiciens individuellement, ce qui favorise l’engagement de chacun. En contrepartie, si les musiciens manquent de direction, ils ne savent pas où et comment orienter leurs efforts. Une ambiance trop dépourvue de discipline peut aussi ralentir les apprentissages et si l’ensemble ne progresse pas, cela agit négativement sur l’engagement de chacun sur le moyen et long terme.
Ainsi, comme les individus en position d’autorité dans la société, le chef doit se questionner sur quelle posture adopter. Il doit aussi se réajuster si l’équilibre ne semble pas atteint et entraîne trop l’ensemble dans une direction ou dans l’autre, générant ainsi du désengagement chez les musiciens. Le but ultime de cette recherche d’équilibre est d’actualiser le potentiel de chaque musicien en tant qu’individus dans le but qu’il contribue de la meilleure façon possible au reste de l’ensemble.
Pour un centrisme devant l’orchestre
Une fois tous ces constats et parallèles effectués, on peut maintenant se demander : si l’orchestre est un microcosme sociétal, quel serait le mode d’organisation optimal pour son développement et pour les individus qui le composent ? Faisons donc, à plus petite échelle, ce que l’être humain fait collectivement depuis des millénaires, c’est-à-dire réfléchir sur la meilleure façon de vivre ensemble.
Au travers des époques, les sociétés humaines ont utilisé des modes d’organisation pour fonctionner en collectivité. Nous pouvons facilement remarquer que malgré les différences entre les régimes, la présence d’un leader ou d’un groupe d’individus s’est naturellement imposée dans chacun des systèmes. En effet, de la monarchie au communisme en passant par la démocratie, il y a toujours une concentration du pouvoir. De l’anarchie, même, émane souvent une organisation après quelques temps puisque c’est indispensable pour le bon fonctionnement d’un groupe (Chevallier, 1997). Ainsi, le rôle du chef reste pratiquement inévitable.
S’il veut assumer son rôle de façon optimale, l’individu en charge du groupe devant lui devrait, selon moi, se pencher sur la teneur des interactions qu’il veut favoriser dans son ensemble. Par exemple, il est possible de vouloir une culture élitiste pour favoriser l’émergence des élèves qui réussissent le mieux naturellement et stimuler le travail. L’accent serait ici mis sur les résultats et sur la performance et c’est ce qui serait valorisé.
Pour faire (grossièrement) une analogie avec l’organisation d’une société, dans sa version la plus extrême, cette philosophie pourrait être comparée au capitalisme. En effet, on y valorise les résultats à tout prix sans donner de l’importance à ceux qui réussissent moins bien ou qui mettent plus de temps à atteindre les objectifs.
À l’autre extrême, on pourrait instaurer un mode d’organisation axé uniquement sur le progrès du groupe sans valoriser la performance individuelle. L’accent serait ici mis sur les facteurs et les gestes qui bénéficient à tous les membres. En contrepartie, les succès individuels ne seraient pas valorisés pour éviter de donner plus d’importance à un membre du groupe et ainsi dévaloriser les autres.
Dans la même analogie que précédemment, ce dernier mode d’organisation peut s’apparenter au communisme dans son application la plus drastique. En effet, mettre tous les membres du groupe sur un même pied d’égalité et leur demander de faire en sorte qu’ils soient tous égaux dans leur rendement pourrait aider les membres moins performants et c’est le développement du potentiel du groupe qui serait toujours favorisé à celui de l’individu.
Comme dans la société, il me semble qu’une philosophie centriste serait un point d’équilibre entre les deux philosophies lorsqu’on l’appliquerait dans un orchestre. Il m’apparaît bénéfique d’instaurer une dynamique de coopération et de compassion envers les musiciens qui, pour n’importe quelle raison, auraient besoin de plus de temps, d’efforts et d’encouragements pour réussir. Tout le monde bénéficie de l’entraide puisque l’orchestre est une chaine d’interdépendance. La solidité de chacun de ses chainons est importante et c’est cette interdépendance qu’il faut considérer dans nos interactions.
Il ne me semble pas souhaitable, toutefois, de négliger les élèves qui progressent plus rapidement. Dépourvus de défis à leur mesure ou de valorisation de leurs efforts supplémentaires, ils pourraient développer le sentiment que le fait d’être musicalement plus compétent n’est pas nécessaire. Cette dynamique pourrait même avoir l’effet de décourager les améliorations au-delà du minimum si on sent une pression trop forte vers la normalité sans valoriser le dépassement de soi.
Ainsi, comme c’est souvent le cas, l’équilibre semble puiser sa source dans le compromis. En suivant les précédents raisonnements, la personne en charge du développement de ses musiciens doit toujours réfléchir à poser des gestes qui sont plus susceptibles de favoriser l’émergence des talents tout en favorisant l’entraide et en valorisant les efforts de ceux qui sont moins performants. Ce serait ainsi, après réflexion, la manière optimale d’actualiser le potentiel de tous les musiciens du groupe.
Conclusion
En partant du fait que la musique d’ensemble joue un rôle important dans le développement de comportement sociaux positifs chez ceux qui la pratiquent, j’ai extrapolé en faisant un parallèle entre la musique d’ensemble et la vie en société. En effet, comme dans la société, la diversité est présente et importante, tout comme la tolérance et l’ouverture qui en découlent. Devant ces constats, des réflexions sur le type de leadership et les gestes à favoriser pour le développement des musiciens et, conséquemment, de l’ensemble se sont avérées nécessaires. Il fut proposé qu’au terme de cette réflexion, un équilibre serait considéré optimal dans une optique de développement des potentiels tant individuels que collectifs.
Souvenons-nous de ces constats lorsque nous réfléchirons à notre rôle de leader et aux comportements que nous voulons valoriser au sein de notre groupe. En effet, nos élèves n’apprennent pas seulement la musique dans notre classe. Ils apprennent comment assumer un rôle dans la société. S’ils sont nos musiciens aujourd’hui, ils seront des membres importants dans le grand orchestre qui est notre collectivité et notre responsabilité est qu’ils aient intériorisé une manière de fonctionner empreinte à la fois de compassion, de volonté de se dépasser et d’altruisme collaboratif.
RÉFÉRENCES
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